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fin de vie
 

C’est en octobre 1959, lors d’une visite officielle au gouvernement italien, que se déclarent les premiers signes de la maladie qui l’affaiblira de plus en plus. En plein milieu d’une conférence de presse, il perd le fil de ses idées et doit être remplacé par M. Pella. Ce sont les premiers symptômes de la sclérose cérébrale qui l’emportera. Avant de quitter le pays, il tient à fleurir la tombe de Alcide de Gasperi dont il dira que c’est « l’homme d’Etat étranger avec lequel j’ai le plus d’affinités, car nous avions fait des expériences identiques ».

En mars 1960 on lui suggère de renoncer à ses fonctions de Président du Parlement Européen. Ce renoncement fait beaucoup souffrir Robert : « j’aurais encore pu aider l’Europe». Il dit à son ami, alors que tout semble l’abandonner : « Mais vous au moins Beyer, vous ne m’abandonnerez pas ? ». Malgré sa maladie, il continue à voyager dans toute l’Europe.

Robert Schuman entame la rédaction de son seul livre Pour l’Europe dans le but de faire découvrir à tous ses intuitions européennes. Malgré tout le travail entamé, en août 1960 il veut détruire ses écrits, ce qu’empêche Beyer. Robert lui dit alors : « Je ne veux pas écrire de mémoires. Je vous donne tous ses papiers. Vous les publierez si vous voulez après ma mort ». Mais finalement il consent à extraire de ses conférences les passages essentiels afin d’aboutir à une synthèse objective de sa doctrine politique. Ce travail lui est difficile, de ce qu’il souffre de plus en plus de moments d’absence. Au point de lui interdire les balades et la lecture, qu’il chérissait tant : cela le fatigue trop. A la question: « Aimez-vous toujours vos livres ? », il répond avec le sourire : « Je les aime toujours… d’un amour platonique… ».

En janvier 1961, une autre attaque le prendra chez lui à Scy-Chazelles et sera beaucoup plus dramatique. Au cours de sa promenade quotidienne, ses forces l’abandonnent : il tombe à terre, sans toutefois perdre connaissance. Sa gouvernante pensant qu’il était invité à dîner ne s’inquiéta pas. Ce n’est que le lendemain que le garde champêtre le retrouva dans la même position, transis de froid, sous la pluie. Robert s’exprime sur cet accident : « J’ai passé la nuit à compter les heures qui sonnaient aux clochers alentours. J’ai bien cru mourir, mais j’ai résisté ». Certains membres de sa famille éloignée souhaitent le placer dans un établissement, mais son fidèle ami Beyer s’y oppose.

En septembre 1962, Adenauer lui écrit :

Cher Monsieur Schuman, pendant la visite du général de Gaulle, la semaine dernière, j’ai souvent pensé à vous comme à l’homme qui, par son initiative du pool charbon-acier, a posé la pierre angulaire de l’amitié entre nos deux pays. C’est avec reconnaissance que je repense à notre travail en commun. Il me tient à cœur, précisément dans les circonstances présentes, de vous exprimer ma gratitude. Ce serait une grande joie pour moi s’il nous était donné une fois encore de nous revoir.

Ses forces allant diminuant, il doit renoncer à aller prier chez les sœurs d’en face, puis il doit aussi quitter sa chambre du premier étage pour rejoindre une pièce au rez-de-chaussée, où il finira sa vie. L’été 1963 la fin semble proche, Robert ne parle plus, il ne sait plus que regarder et presser les mains.
Il a toujours la visite de nombreux amis : Henri Beyer, sa secrétaire au parlement Mme Christiane Schmidt, Joseph Schaff, Jean-Marie Pelt et Pierre Pensa. Alors qu’il aimait tant la solitude et le retrait, il dit un jour à Beyer : « surtout ne me laissez pas seul ! » 

Quelques jours avant sa mort, l’évêque de Metz après lui avoir administré le sacrement des malades, lui fait la lecture d’une lettre du Pape Paul VI : le vieil homme en est touché au point de pleurer.

C’est le 4 septembre 1963, vers neuf heure trente du matin, après une terrible nuit d’agonie que Robert Schuman entre dans la vie auprès de Dieu.

Quelques heures après l’annonce de la mort du président Schuman, le chancelier Adenauer prévenant de sa venue pour les obsèques, s’en voit déconseillé par les autorités françaises. De même Jean Monnet, ami et proche collaborateur du défunt, n’est pas invité au déjeuné officiel, ce qui pousse cinq anciens présidents du conseil (MM. Pleven, Pflimlin, Mayer, Mollet, Pinay) à décliner solidairement l’invitation des autorités. Le premier ministre et le ministre des affaires étrangères ne se déplacent pas pour leur ancien collègue. C’est le vice-président de l’assemblée nationale, un opposant à la politique de Robert, qui les représente. La R.T.F. (Radio Télévision Française) ne consacre qu’une courte émission, à la différence des retransmissions dans les pays étrangers. Il est même de bon ton de minimiser le rôle de Robert Schuman à côté de celui du chancelier Adenauer.

Selon la volonté du défunt, il n’y eut pour seul discours qu’une courte oraison de l’évêque :

Comme l’austère grandeur de la cathédrale de notre diocèse étonne ceux qui la voient pour la première fois, l’honnêteté foncière et l’intégrité de notre disparu ont provoqué l’admiration du monde. La simplicité dépouillée de notre mortier évoque son humilité profonde. L’éclat incomparable des vitraux de cette église que l’on a appelé la lanterne de Dieu nous fait penser à son regard translucide de pureté. La mission de Robert Schuman a été d’être un grand jeteur de ponts, un homme de rencontre fraternelle et de dialogue fécond entre les peuples souvent opposés, un apôtre de la réconciliation et de la paix. (tiré de R. Rochefort, p. 364)

Il est inhumé dans la chapelle fortifiée en face de sa maison à Scy-Chazelles, où il demeure toujours.
Pour la visite de la chapelle, cliquez ici.


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En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

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