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  TEMOIGNAGES > René Lejeune | le Curé | une religieuse témoigne | quelques politiques
 
 
 

 

 

 

 

 

une religieuse témoigne
 

Voici le témoignage d'une religieuse à la fin de la vie de Robert Schuman (1961-62). Nous l'avons rencontrée en septembre dernier, alors que nous étions en visite à Scy-Chazelles. Elle se trouvait être pour quelques jours à la maison des soeurs qui vivent juste en face de la Maison de Robert Schuman. Elle a bien voulu nous parler de cet homme qu'elle a soigné. Elle a souhaité pourtant qu'on ne diffuse pas son nom :

« J'étais responsable des pensionnaires (Maison des servantes du Coeur de Jésus, Scy-Chazelle), Robert Schuman habitait en face; nous le connaissions bien car il venait prier dans notre chapelle chaque matin avant de descendre sur Metz. Je l'ai plus connu lorsqu'il est tombé malade.
Un matin après la messe, Marie Kelle, sa gouvernante est venue chez nous : "Monsieur, c'est ainsi qu'elle appelait Robert Schuman, Monsieur n'est pas rentré." Alors avec les élèves nous sommes allés à sa recherche, Monsieur le maire a été prévenu. C'est qu'il ne s'absentait jamais sans prévenir. On l'a retrouvé dans un chemin : il avait fait une crise d'épilepsie, était tombé et s'était blessé aux pieds et au visage. Il avait passé toute la nuit dehors ; on l'a ramené dans sa chambre au premier étage, et on l'a couché dans son lit de fer, un petit lit tout simple. Alors je lui ai dit : "Vous n'avez même pas un bon lit, Monsieur Schuman !" Et lui m'a répondu : "Il est très bon pour moi, vous savez."

« C'était un homme très simple. A Moulin, il s'arrêtait volontiers au magasin de semences : c'est qu'il aimait beaucoup les fleurs, et il en avait beaucoup dans son jardin qu'il aimait tant; on le trouvait souvent au fond de son jardin, à cultiver ou à arracher les mauvaises herbes. Lorsque je suis allée le soigner, j'ai pu découvrir la simplicité de sa maison, de sa cuisine, où il partageait tous ses repas avec sa gouvernante. Nous nous retrouvions souvent dans le bus de Metz qui nous lâchait en bas à Moulin, et nous remontions tous les deux la côte de Scy. Alors nous nous asseyions sur un banc, le long de la route, au niveau de son jardin, et nous bavardions. C'est qu'il se tenait informé de tout, et connaissait toutes les ouvertures du commerce... Je lui ai un jour demandé : " pourquoi ne prenez-vous donc pas une voiture ? " - " non, moi je suis très bien en bus, au milieu des gens et je peux bavarder avec eux ". Pourtant dans le car, il n'avait pas toujours une place assise, et lorsqu'on lui offrait une place, gentiment il déclinait en disant : " ne bougez pas, merci beaucoup ". Il était très aimé, parce qu'il avait une façon de faire très simple et très avenante vis à vis des autres. C'était un type, un grand homme, un ministre... et bien cela ne l'empêchait pas de s'arrêter à tout le monde à la sortie de la chapelle.

« Pourtant il était plutôt timide, très effacé, même si très ouvert : on parlait avec lui en grande simplicité. C'était un homme bon qui ne se regardait pas et ni ne se recherchait vis à vis des autres. Il était très agréable, et avait toujours le sourire, même lorsqu'il parlait. Il était généreux avec nous et nous donnait de l'argent pour les enfants; il m'en a même envoyé en Afrique, pour les lépreux dont je m'occupais par la suite.

« Un jour je lui ai dit : "Vous priez beaucoup, Monsieur Schuman ? - oui, me dit-il, j'ai demandé au Saint Père de rentrer dans un monastère, il m'a dit que je ferais plus de travail en étant dehors qu'en étant enfermé." Oui, c'était un homme de Dieu. Tous les jours, avant de descendre à Metz, il priait dans la chapelle, et nous le voyions en entrant par derrière pour la messe. Je ne l'ai jamais vu debout, ou assis, mais toujours à genoux. Et ce qui je retiens surtout c'est sa façon de prier : il était imprégné de quelque chose ... avec un visage très marqué... que l'on voit rarement chez un homme. Il venait aussi adorer le Saint Sacrement tous les premiers vendredi du mois. Il avait aussi son bréviaire et une grande dévotion mariale : il priait son chapelet.
Durant sa maladie, il ne parlait jamais de lui ou de sa souffrance Et pendant les soins que je lui prodiguais je voyais bien qu'il s'abandonnait à Dieu. Je lui demandais : "ça vous fait mal, Monsieur Schuman - non ... non", disait-il sans se plaindre.

« C'est important que vous, les jeunes, vous connaissiez un tel homme : car sa façon d'agir, de parler, ses sentiments très simples et très bons, sa voix très douce ... sont plein d'enseignement à l'heure où il faut se montrer plus que les autres et se mettre en avant. Oui, comme Robert Schuman, apprenez à bien regarder les gens et à les écouter. »


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En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

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