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  TEMOIGNAGES > René Lejeune | le Curé | une religieuse témoigne | quelques politiques
 
 
 

 

 

 

 

 

et quelques politiques...
 

Voici un bouquet de témoignages de quelques hommes politiques qui ont côtoyé Robert Schuman.

Konrad Adenauer,
Chancelier allemand :

« En août 1949, à une époque difficile pour nos deux pays, j'ai rencontré pour la première fois Robert Schuman. Cette rencontre était le début d'une amitié personnelle qui nous a intimement lié et qui reposait sur l'entière similitude de nos idées. Cette première rencontre, je peux me permettre de le dire aujourd'hui, posait la pierre fondamentale de l'oeuvre par laquelle nos deux pays se sont liés en janvier 1963 : le traité franco-allemand. »
(Nov. 1963)


Raymond Barre,
ancien Premier Ministre :

«  C'est en cherchant à mieux comprendre l'homme au-delà de ces actes que j'ai perçu chez lui l'alliance toujours respectée des valeurs religieuses et humanistes, et de l'action politique ... « Catholique mosellan » comme il se définissait lui-même, Schuman est toujours resté fidèle à ses convictions et à lui-même, en dépit des vicissitudes de l'histoire, en dépit des péripéties de la politique, malgré les critiques et les sarcasmes ...

Robert Schuman n'a jamais transigé sur ses convictions ; il a inscrit son action dans une perspective spirituelle, dont il ne s'est jamais écarté. Ainsi, par une constante ascèse, l'homme d'État fut en même temps un apôtre laïc. »


Dean Acheson,
secrétaire d’Etat américain sous Truman :

« Robert Schuman est un homme maigre, légèrement penché en avant. Son visage allongé, grave et même ascétique, lui donnait l'apparence de solennité déconcertante rehaussée par sa tête chauve et par son habitude de rentrer le menton pour jeter un coup d'oeil par dessus ses lunettes. Il parle doucement, souvent en généralités abstraites, ce qui est naturel pour un juriste spécialiste du droit civil. Il a un vif sens de l'humour qu'il pratique presque à la dérobée. Il était d'un naturel chaleureux et affectueux envers ceux qui jouissaient de sa confiance. Mais il y avait aussi de l'acier en lui. Je travaillais avec Schuman depuis un an, tout en éprouvant pour lui de l'amitié et de l'admiration, avant de m'apercevoir de la magnitude de son imagination et de son originalité. » (1961)


Et un peu plus opposé ...

Vincent Auriol,
ancien Président de la République, s’est souvent élevé contre Schuman :

«  Par-dessus tout cela, l'église ; elle a fait la triple alliance Adenauer-Schuman-Gasperi, trois tonsure sous la même calotte, et je suis inquiet de Schuman, d'ailleurs fatigué et soumis à l'intérieur au cléricalisme, à l'extérieur à la triple alliance cléricale.
Politique de folie. Je demande que Schuman n’ait pas les affaires étrangères. Mais si cela peut paraître aux Américains une renonciation européenne à cause du Pool, il faut dire que c'est l'oeuvre de Monnet. »

« Herriot m'a félicité chaudement. Il m'a dit : « Schuman, c'est le Vatican ; et il facilite la tâche d'Adenauer même contre nous ; il faut en finir. »

André Philip,
professeur d’économie politique, ancien Ministre, protestant :

« J'ai connu Robert Schuman pendant une quinzaine d'années au parlement, au gouvernement puis au mouvement européen.

Ce qui m'a d'abord frappé en lui, c'était ce rayonnement de sa vie intérieure. On était devant un homme consacré, sans désirs personnels, sans ambition, d'une totale sincérité et humilité intellectuelle, qui ne cherchaient qu'à servir, là et au moment où il se sentait appeler. Par tradition, il était conservateur, hostile aux innovations ; par tempérament il était pacifique, timide et hésitant. Souvent il a louvoyé, retardé la décision, essayé de ruser avec l'appel qui se faisait entendre au fond de sa conscience ; puis, quand il n'avait plus rien à faire, qu'il était sûr de ce qu'exigeait de lui sa voix intérieure, il prenait brusquement les initiatives les plus hardies et les pousser jusqu'au bout, insensible aux critiques, aux attaques, aux menaces.

Dans l'atmosphère enfiévrée des débats parlementaires, il était rafraîchissant de rencontrer un homme toujours prêt à engager le dialogue, cherchant à persuader, tenant compte des objections, toujours avec le même calme et une entière courtoisie. Pour atteindre son but, même le plus important, il n'a jamais employé en moyen vulgaire, exagéré le poids d'un argument, ni élevé la voix.

Mais par-dessus tout, il restera dans la mémoire de ceux qui l'ont connu comme le type du vrai démocrate, imaginatif et créateur, combatif dans sa douceur, toujours respectueux de l'homme, fidèle à une vocation intime qui donnait le sens à la vie. » (Nov. 1963)


Paul-Henri Spaak,
Ministre belge des Affaires étrangères :

« C'était un grand plaisir pour moi de collaborer avec Robert Schuman. Je n'ai jamais vu un homme d'apparence plus modeste, d'allure plus discrète, manifester autant d'imagination et d'audace politique. Il n'avait aucune des caractéristiques que l'on réclame généralement d'un leader. Il parlait simplement, sans formules frappantes, ne cherchant pas à émouvoir. Mais une telle honnêteté, une telle conviction, une telle sagesse émanaient de ses propos, qu'il séduisait, convainquait et entraînait mieux que n'aurait pu le faire un orateur bien plus brillant.

Que cet homme réservé et même timide ait pu s’imposer à l'Europe jusqu'en être considéré pendant des années le conducteur est une chose étrange. Grâce à lui, le prestige de la France allait s'affirmer. Elle allait être l'incontestable chef de file. Pour arriver à ce résultat, les manières aimables, le doux sourire, le regard clair de Robert Schuman ont fait mieux que la diplomatie hautaine et brutale du général De Gaulle. Il a démontré que l'on peut devenir le premier en s'imposant par un ensemble de qualités humaines, et qu'il est inutile de réclamer arbitrairement cette primauté au nom d'une grandeur que l'on s'octroie ou d'une autorité que l’on se confère à soi-même. »


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En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

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