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homélie de clôture
du procès de béatification
 

Le procès diocésain en vue de la béatification de Robert Schuman a été clôturé samedi 29 mai 2004. Une célébration, présidée par Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a eu lieu en la chapelle des Sœurs Servantes du Cœur de Jésus, à Scy-Chazelle, face à la maison où vécu Robert Schuman. Voici l'homélie prononcée par Mgr Pierre Raffin lors de la célébration :

 

            Nous voici arrivés presque au terme du temps pascal et les deux textes de la Parole de Dieu sont constitués par la finale des Actes des Apôtres et celle du quatrième Evangile, deux livres que nous avons lus chaque jour à la messe au cours de la cinquantaine pascale. La finale de ces deux textes nous oriente vers le temps de l’Eglise. La venue de Pierre et de Paul à Rome et leur martyre vers la fin du Ier siècle consolident la communauté locale qui va poursuivre sa route. La prophétie concernant le martyre de Pierre et la vocation particulière de Jean nous rappellent que, dans le temps de l'Eglise, la condition du chrétien est d’être un « martus », c’est-à-dire un témoin qui, à l’imitation de son Seigneur, peut être appelé à donner sa vie.

            La lecture des Actes des Apôtres, au cours du temps pascal, nous a montré que l’on désignait souvent les premiers chrétiens comme les Saints, non qu’ils fussent meilleurs que nous, mais parce que l’on avait alors une forte conscience que le chrétien a été sanctifié par la grâce baptismale et a obtenu la justification. Cette ferme conviction doit devenir de plus en plus la nôtre. Le saint n’est pas d’abord celui qui fait des prouesses extraordinaires. C’est, si je puis dire, un chrétien normal, c’est-à-dire quelqu’un qui ne met aucun obstacle à la grâce sanctifiante du baptême et qui se laisse conduire par elle jusqu’à l’extrême de l’amour et du don, et cela dans la condition ordinaire de l’existence où la Providence l’a placé.

            Le rôle d’un procès de canonisation, c’est de vérifier à partir des témoignages et des documents variés, qu’un baptisé n’a pas fait obstacle à l’action de la grâce baptismale et s’est totalement livré à elle, dans les temps et les lieux qui furent les siens. Le miracle qu’exige l’Eglise est le signe donné par Dieu gratuitement pour confirmer qu’il en est bien ainsi.

            Depuis le 9 juin 1990 où j’ai ouvert le procès diocésain du Serviteur de Dieu Robert Schuman, un travail important a été engagé par plusieurs d’entre vous pour recueillir témoignages et documents, pour les analyser et en faire une présentation coordonnée. Je les remercie chaleureusement de leur travail austère et persévérant. Je pense entre autres aux lecteurs théologiens qui ont dû scruter de longs textes, apparemment sans intérêt immédiat, tout simplement pour dire que le Serviteur de Dieu n’a rien écrit de contraire à la foi de l’Eglise catholique. Je tiens à rendre un hommage tout particulièrement aux postulateurs vivants et morts, car l’une des raisons pour lesquelles ce procès a duré si longtemps, c’est qu’il a été conduit par plusieurs postulateurs successifs qui ont dû reprendre à chaque fois à nouveaux frais le travail des prédécesseurs.

            Ce travail d’investigation rigoureuse, quasi scientifique, montre avec quelle rigueur l’Eglise entend procéder avant d’engager son infaillibilité dans une déclaration de sainteté. Non seulement, elle veut proposer au peuple de Dieu des modèles incontestables, mais encore elle tient à ce que le culte des saints soit garanti de toute erreur et reflète en vérité le mystère pascal du Christ. L’Eglise entend se garder de toute précipitation quelle qu’envie qu’elle puisse avoir de donner à ses fidèles de nouveaux modèles et de nouveaux intercesseurs.

            Je vous invite tous à imiter sa patience et, quel que soit votre enthousiasme pour cette cause, à éviter les travers d’une hagiographie facile. S’agissant d’un père de l’Europe et d’un homme politique, le jugement de l’Eglise sera d’autant plus crédible qu’il s’appuiera sur des dossiers irréfutables.

            Dans la promotion d’une cause de canonisation, la fama sanctitatis ou réputation de sainteté joue un rôle décisif. Existe-t-elle chez nous dans le cas du Serviteur de Dieu Robert Schuman ? Je me permets d’en douter. Certes, beaucoup apprécient son œuvre à l’égard de la construction européenne, mais de là à penser qu’il puisse être saint il y a une distance. Il faut donc cultiver la fama sanctitatis du Serviteur de Dieu et demander à l’intercession du Serviteur de Dieu que le Seigneur manifeste sa gloire et sa puissance. C’est dans cet esprit que j’avais approuvé dès le début du procès l’édition d’une image avec une prière.

            Ma conviction personnelle est que l’étude de cette cause par la Congrégation pour les Causes des Saints demandera du temps et que beaucoup d’entre nous n’en verront certainement pas l’aboutissement sur cette terre. Peu importe : nous ne travaillons pas pour notre satisfaction personnelle. Nous ne voulons pas voir canonisées nos idées mais l’œuvre de Dieu à travers la vie d’un chrétien de notre temps.

            Tout à l’heure, les scellés seront mis sur les documents que vous avez traités, et une liste des documents communiqués arrêtée de telle façon que nul n’y puisse rien ajouter ou retrancher avant qu’ils ne parviennent à la Congrégation pour les causes des saints. Les documents une fois parvenus à la Congrégation, il s’écoulera au moins un an de formalités avant que l’on ne commence à travailler à l’élaboration de la Positio. Je tiens à donner ces précisions qui m’ont été récemment communiquées par le Cardinal Préfet de la Congrégation, afin de prévenir d’inutiles enthousiasmes.

            Alors que nous nous apprêtons à célébrer la solennité de la Pentecôte, demandons à l’Esprit de sainteté d’agir avec puissance au cœur de son Eglise et de nous donner les saints dont notre temps a besoin.

le 29 mai 2004,
Mgr Pierre RAFFIN,
évêque de Metz


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En 2013, le 50e anniversaire du 'dies natalis' de Robert Schuman,  offre à l'Institut Saint-Benoît l'opportunité exceptionnelle d'organiser,  avec le soutien de l'évêque de Metz, au cours de l'Année Robert Schuman, de septembre 2012 à septembre 2013,

 Trois journées, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre 2013.

 

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